Pianos

Les origines du piano remontent à environ trois siècles. En effet, c’est en l’an 1710 à Padoue, dans la banlieue de Florence en Italie, que Bartolomeo Cristofori (1655-1731) conçoit le premier pianoforte à queue, qu’il baptise initialement « Gravicembalo col piano e forte » appelé ainsi, car permettant de jouer doux et fort. Avant cela, les Clavecins, épinettes et clavicordes ne permettaient pas aux musiciens de nuancer leur jeu, leurs mécanismes étant à cordes pincées. Mais le concept de Cristofori reste sans suite, car pas encore soutenu par les compositeurs et musiciens de l’époque.

En 1716, le clavecin à maillets du français Jean Marius (sorte de piano droit vertical à cordes frappées par de petits marteaux recouverts de peau) et, l’année suivante, la mécanique à marteaux de C. Gottlieb Schröter, connaissent tous deux le même sort. Ils en resteront au stade de prototypes, faute de moyens financiers.

L’allemand Gottfried Silbermann (1683-1753) reprend l’idée de Cristofori, la perfectionne peu à peu, et parvient au succès en 1747, forçant l’admiration du Roi Frédéric II de Prusse (1712-1786) qui, tellement enthousiaste, en commandera quinze exemplaires, les faisant par là-même apprécier du claveciniste Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788). Jean Sébastien Bach (1685-1750) lui-même, pourtant initialement défavorable au travail de Silbermann, finit par reconnaître la qualité des instruments de ce dernier.